Vous êtes entrepreneur et les mots comptabilité, bilan ou compte de résultat vous font peur ? Il est temps de vous réconcilier avec cette discipline, essentielle pour la pérénité de votre entreprise !

La comptabilité est cette discipline qui permet de répertorier et de présenter tous les mouvements de flux, les dépenses et les recettes, de votre entreprise. Ainsi, bien comprendre ses principes et règles, et savoir les appliquer est donc primordial pour bien gérer votre entreprise.

Quelques notions essentielles en comptabilité

Le bilan

Le bilan est une sorte de photographie , à un instant « t » de la vie d’une entreprise, de son patrimoine ; à savoir ce qu’elle possède (ses actifs) et ce qu’elle doit (son passif).

Par construction, un bilan est à l’équilibre  : le passif doit toujours être égal à l’actif.

  • L’actif 

Traditionnellement, on y trouve les machines et les batiments possédés (les comptes « Immobilisations »),les stocks de matières premières ou de produits qui seront bientôt vendus (les comptes de « Stocks »), l’argent dû par les clients qui n’ont pas encore payé (les comptes de « Créances ») et l’argent que détient votre entreprise (les comptes de « Banque » et « Caisse »).

Ces actifs au bilan sont classés par liquidité décroissante, c’est-à-dire en fonction de la rapidité avec laquelle l’entreprise peut les convertir en argent.

  • Le passif

Le passif regroupe toutes les obligations financières de l’entreprise. On y trouve les comptes de « Capital », c’est à dire l’argent que l’entreprise doit aux investisseurs (les actionnaires, les créateurs de l’entreprise).
A cela s’ajoute les montants dus aux autres parties prenantes : les emprunts à la banque, les dettes vis-à-vis des fournisseurs, les salaires des salariés, les impôts de l’Etat.

Le compte de résultat

Le compte de résultat permet d’appréhender l’enrichissement (ou l’appauvrissement) de l’entreprise durant l’exercice comptable, en ne tenant compte que des opérations ayant une incidence sur le résultat. En particulier, il tient compte des recettes/revenus (appelées « produits ») desquelles il convient de soustraire les biens et services consommés ou utilisés pour générer les recettes (appelées « charges »).

Bénéfice = Revenus – Dépenses

Ainsi, le compte de résultat permet de voir si les affaires ont généré un bénéfice ou une perte.

  • Lorsque les produits sont supérieurs aux charges, le solde est créditeur et l’entreprise a réalisé un bénéfice ;
  • A l’inverse (les charges excèdent les produits), le solde est débiteur et l’entreprise subit une perte.

Les charges fixes et les charges variables

Comme indiqué précédemment, l’activité d’une entreprise nécessite l’utilisation de ressources,  génèrant nécessairement des coûts.
Certains de ces coûts augmentent avec le volume de production alors que d’autres restent relativement stables peu importe la production :

  • Les coûts fixes  : ce sont des coûts qui restent stables lorsque l’activité varie. C’est le cas du loyer, de la location des machines, du personnel à court terme,… Elles sont incompressibles et votre chiffre d’affaires doit, en premier lieu, les couvrir.
  • Les coûts variables  : ce sont des coûts qui évoluent proportionnellement à l’activité de l’entreprise. On peut penser aux coûts d’achat des matières premières ou aux coûts d’emballage des produits…

L’ensemble des charges de l’entreprise est la somme des charges fixes et des charges variables.

Le seuil de rentabilité ou point mort

Le point mort c’est votre chiffre d’affaires annuel minimum. Il s’agit du chiffre d’affaire à atteindre pour payer les charges fixes et les charges variables.

Point mort = Charges fixes + Charges variables

Il est également possible de définir votre seuil de rentabilité, grâce à votre marge sur charges variables. La formule générale pour déterminer le seuil de rentabilité se calcule donc ainsi :

Seuil de rentabilité en quantité = coûts fixes / marge sur coût variable unitaire

Dans ce cas votre point mort est atteint lorsque la marge sur charges variables couvre les frais fixes.

Le point mort (ou seuil de rentabilité) est la première chose que vous devez atteindre, car en dessous du point mort, vous perdez de l’argent.

La comptabilité de trésorerie

La comptabilité de trésorerie permet d’enregistrer la comptabilité en se basant sur les flux de trésorerie : on enregistre en comptabilité l’ensemble des encaissements et des décaissements. Ainsi, les ventes seront comptabilisées à chaque règlement d’un client et les achats à chaque paiement d’un fournisseur.

Ce mode de comptabilité de trésorerie est très simple, et permet de réduire le volume d’écritures à traiter et donc de gagner du temps. Cependant, il ne peut cependant pas être utilisé par toutes les entreprises.