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Coulibaly Consulting
propose des services de consultance et d’assistance juridique, ainsi qu’un accompagnement en gestion de projet à tout profil d’entreprise, société, organisme, association ou institution des secteurs privé et public.
Faire appel à un service juridique est nécessaire pour la survie des entreprises, notamment pour limiter les risques de contentieux, protéger ses relations partenariales et évoluer dans ses activités conformément à la législation.

Coulibaly Consulting répond à ce besoin par un accompagnement de qualité  afin d’agir favorablement sur la performance de la structure.


0da658_37270c1b27b145ab800a0bcea58369f3-jpg_srz_292_417_85_22_0-50_1-20_0-1Sabrina Coulibaly Seck, Directrice de Coulibaly Consulting, a accepté de se prêter au jeu des 5 questions de Tàmbali.
 

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous, et sur votre entreprise ?

Je suis une franco-sénégalaise née et ayant grandi en France, en province. Juriste de formation, je m’orientais vers l’avocature. Mais la gestion d’une profession libérale au moment où je voulais fonder une famille ne m’attirait pas. Donc je me suis tournée vers le salariat. Toutefois, l’idée d’entreprendre est revenue lors d’une période de chômage. Finalment, j’ai trouvé un emploi et j’ai enfoui cette idée loin dans un coin de ma tête.

Coulibaly Consulting est une entreprise individuelle de droit sénégalais qui propose des services de consultance juridique et un accompagnement en gestion de projet aux structures des secteurs privé et public. L’objectif est qu’elles bénéficient d’un accompagnement de qualité lorsque le besoin se fait sentir. Il existe ici un réel besoin d’être accompagné juridiquement. Ce besoin est repéré ou non par l’entrepreneur. Quand il est repéré, beaucoup pensent qu’ils n’ont pas les moyens financiers de faire appel à un juriste. Or, faire appel à un service juridique est nécessaire pour la survie des entreprises et ne doit pas être un luxe tout en ayant une très bonne qualité de service! C’est à ce besoin que je veux répondre, aux besoins des TPE/PME, informels, individus.

D’où vous est venue l’envie d’entreprendre ?

Comme je l’ai dit, je me destinais initialement à l’exercice d’une profession libérale. Ensuite, j’ai pensé à créer une auto-entreprise proposant de l’assistance juridique car de nombreux avocats ne peuvent pas recruter d’assistante juridique et ils n’ont pas forcément le temps de rédiger leurs actes. Mais chaque fois j’ai choisi la facilité du salaire fixe et mensuel…

Lorsque le projet de retour au Sénégal est devenu concret, j’avais déjà à l’esprit que le terreau est extrèmement fertile ici et en Afrique en général. C’est le dernier continent à entrer dans un processus d’émergence. Donc tout est ouvert! J’ai tenté de trouver un contrat de travail mais j’avais, consciemment ou inconsciemment, l’envie d’entreprendre, de faire ce que j’aime et de participer au développement des autres.

Quels sont les principaux obstacles que vous avez rencontrés dans votre aventure entrepreneuriale ?

Les difficultés des entreppreneurs sont nombreuses partout. Plus spécifiquement, je rencontre depuis le départ un accès compliqué à l’information fiable. Quand pour une même interrogation vous avez des réponses discordantes au sein d’une même institution, c’est un problème…
Mais aussi de manière générale, en tant que juriste, j’ai besoin d’avoir la législation et la réglementation en vigueur, pas celle d’il y a 15j ou 5 ans.
A l’ère d’internet, toute l’information doit être en ligne et facilement trouvable. Or, ce n’est pas le cas. Tout est distillé, pas toujours à jour. Et dans le doute, il faut se déplacer auprès de la structure pour avoir des confirmations. Résultat : perte de temps = perte d’argent !
Mais là aussi, la notion du temps n’est pas la même pour tous…
Une autre difficulté a été de ne pas bien connaître le marché sénégalais et certains modes de fonctionnement. Cela retarde le démarrage de l’activité.
Ne pas parler wolof ralentit également dans l’activité. Même si la langue officielle est le français, la plupart des échanges oraux se fait en wolof. Pour accéder à certains marchés, ça complique.
Enfin, pour ne pas tout énumérer, ce qui m’a le plus pesé dans la création de mon entreprise, c’est la solitude. J’ai toujours eu des collègues, travaillé en équipe. Se retrouver seule face à un marché inconnu, dans un pays où je n’ai jamais vécu a été assez difficile.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui se lance dans la création de son entreprise ?

1- Mûrir son projet et le ficeler (business plan)

2- Se faire accompagner sur les différents aspects par des experts métiers

3- Y croire

4- Se donner sans compter

5- Etre patient, ça ne rapporte pas au début. En moyenne il faut attendre quelques années avant de vraiement gagner de l’argent.

Un mot pour la fin ?

OSEZ !

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